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Festival Mural et Mondial de la Biere; les bonnes pratiques ecolos

De janvier à décembre, si y a bien quelque chose pour laquelle Montréal est réputée à l’année longue, c’est pour ses festivals. Faut par contre avouer qu’il y a rien qui bat l’effervescence des Montréalais à l’approche de la saison estivale, pour la panoplie d’événements extérieurs qui se déroulent dans la métropole. L’été vient tout juste de commencer et déjà, l’équipe de La Borée s’est déplacée pour aller visiter deux de nos foires préférées; le Festival Mural ainsi que le Mondial de la Bière.



Qui dit festival, dit boisson et bonne bouffe, et dans ses énormes rassemblements, il est souvent difficile pour les organisateurs et les commerçants participant de contrôler le flux de déchets qui s’y accumule. Heureusement, de nouvelles mesures sont prises chaque années en vue de mieux gérer et réduire les détritus générés par le flux des festivaliers et festivalières. Nous avons donc comptabilisé les bons et les mauvais coups du 6ème Festival Mural et du 24ème Mondial de la Bière en matière de développement durable.



Notre seule photo de l'événement, faut dire qu'on a dégusté pas mal.


Le Mondial de la Bière, comme l’année précédente, se tenait au Palais des Congrès, et avec plus de exposants, y en brassait d’la bière! Leur système? C’est bien simple; dès l’entrée, les festivaliers peuvent s’acheter des coupons qui leur permettent de déguster des bières de leur choix en format 4 oz ou 8 oz. Le prix de la bière désirée varie de 2 à 8 coupons, dépendamment du fournisseur et du coût de production de la bière en elle-même.


Les hauts du Mondial.

Les verres en plastiques jetables sont découragés de deux façons; le festival propose aux visiteurs d’apporter eux-mêmes un contenant de la maison de 12 oz ou moins, ou bien, des verres en vitre officiels du festival sont en vente aux kiosques à coupons. Ce qui m’a le plus plu? Pour éviter la surproduction de bocks lors des festivals, les verres des années passées sont proposés aux festivaliers. Le deuxième point majeur est le changement de système à coupons; pour éviter d’avoir à produire d’énormes quantités de coupons jetables, le festivalier se dote maintenant d’une carte électronique, sur laquelle des coupons sont installés virtuellement. Les exposants, eux, sont munis d’un liseur de carte compatible avec la passe du festivalier; les coupons sont ainsi compté dans le système, sans désavantagé qui que ce soit. À la fin de la soirée, les festivaliers ont alors le choix de garder la-dite carte pour l’année suivante, ou la redonner aux organisateurs du festival, qui la remettent à zéro pour les éditions prochaines. Finalement, le Mondial de la Bière fournit des sacs réutilisables gratuitement lorsque l’événement prend fin, histoire de pouvoir y transporter son verre de bière bien collant.


Les bas du Mondial.

J’ai constaté une accumulation massive de programmes de soirée dans les recoins du festival; c’est à se demander si ces papiers imprimés sont encore valides. Bien que la salle intérieure et extérieure composent en soit un grand espace pour l’événement, il est assez facile de s’y repérer et de trouver ce que l’on cherche (toilettes, atm, etc.) car ils sont indiqués par des enseignes géantes. Pour éviter une accumulation de programmes à peine utilisé, il me semblerait plus logique d’installer des cartes de l'endroit avec une liste des fournisseurs à quelques points stratégiques du festival. En deuxième point, le festival nécessitait grandement une meilleure gestion de ses bacs de poubelle. Bien souvent, il n’y avait aucuns signes distinctifs entre le recyclage et le reste des ordures, créant ainsi une seule pile de déchets divers.



L'artiste SBU One au travail. Pour en savoir plus; http://www.sbuone.com/?page_id=4


Comme à chaque année lors du Festival Mural, la rue Saint-Laurent se ferme aux voitures de Mont-Royal à Sherbrooke du 7 au 17 juin, créant ainsi une immense allée piétonnière. Les commerçants et artistes Montréalais prennent d’assaut la rue avec une diversité de kiosques, de terrasses et d’installations artistiques en vue d'accueillir la marée de piétons qui s’y rassemblent. Pour aller boire un coup, manger de la street food, assister à un concert, ou tout simplement magasiner pour son look estival; it’s the place to be.



La Forêt Enchantée par Lululemon. Pour plus d'infos; https://muralfestival.com/programmation/la-foret-enchantee-presentee-par-lululemon/


Les hauts du Mural.

On a été agréablement surprises par les mesures prises par certains marchands pour réduire leur empreinte écologique. Lors de notre achat de chaussures Toms par exemple, on nous a remis un sac réutilisable à l’effigie de la compagnie, au lieu des éternels sacs en plastique qui prennent des centaines d’années à se décomposer. Même chose pour une pluralité de pop-up shops ouverts à l’occasion des festivités, qui distribuaient lunettes de soleil, chandails et casquettes à l’effigie du festival dans des sacs en tissus. Du point de vue des artistes, on a adoré les installations de la Forêt Enchantée par Lululemon situées au Parc des Portugais, ainsi que l’espace de discussion créé par l’artiste HUE au coin de Rachel. Dans les deux cas, du bois et du métal avaient été privilégiés en tant que matériel de base pour créer des structures en forme d’arbres, de buissons et d’insectes.



Merci à Toms pour ce beau sac! https://www.toms.ca/bags-sneak-peek/


Les bas du Mural.

Comme bien des gens le savent, le milieu de la restauration est un domaine dans lequel on retrouve énormément de gaspillage et de récipients à usage unique. Il était assez difficile de trouver un marchand distribuant ses produits dans autre chose que dans des bols en polystyrène et servis avec des ustensiles de plastique. Nous recommandons donc à tous les festivaliers d’apporter avec eux un contenant de la maison pour éviter un maximum sa production de déchets.





Élaborer un programme intéressant, gérer les foules et assurer la sécurité de tous, c’est déjà pas mal. On lève donc nos chapeaux aux planificateurs de ces deux festivals très courus pour leur travail. Bien qu’il soit toujours possible de faire mieux en matière de développement durable et pour l’environnement, on remarque une sensibilisation grandissante, autant du côté des organisateurs que des festivaliers, et une augmentation des méthodes pour réduire la quantité des déchets générés à ces événements typiques Montréalais.

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